Modèle de typographie informatique

L'industrialisation d'une fonte connectée

En scripts latin et cyrillique on écrit à la main sans lever le stylo donc en connectant les lettres. C'est complexe à reproduire dans une fonte informatique. La solution technique du Pecita style me semble donner le meilleur résultat possible mais au prix d’un travail excessivement fastidieux. En voici une industrialisation qui rend la besogne plus accessible.

Ainsi définie, Aghja version 2 est un modèle de police d’écriture connectée, son outil de développement et accessoirement la police d’écriture qui en sert d’exemple…

L’outil Aghja est écrit en XML et génère des scripts FontForge, l’éditeur de polices sous Linux. J’aimerai beaucoup le porter sur d’autres plateformes et j’en appelle aux typographes pour m’y aider. Je n’ai pas les moyens de m’équiper du matériel voulu mais je peux aider quelqu’un qui en disposerait à transcrire l’outil.

J’en appelle aussi à l’aide des enseignants de l’écriture pour améliorer la police elle-même. Je me souviens parfaitement de la contrariété que j’ai eu enfant, en voyant l’écriture fluide et rapide de mon père, de ne pas disposer de l’enseignement de cette méthode qui, à l’époque, était pourtant indispensable. Paradoxalement c’est peut-être l’informatique qui peut aujourd’hui en fournir le matériel pédagogique. Remarquez que le fait même que la méthode d’écriture soit modélisable en valide la cohérence.

Une parenthèse : la pronociation de « Aghja »

Aghja se prononce « ad’ya ». C’est un terme très ancien de la langue corse dont la définition a évoluée. Désignant à l’origine un espace rocheux, signification restée dans la toponymie, il exprime aujourd’hui une construction.

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